CHRISTOPHE CLÉBARD : PORTRAIT D’UNE SYNTHPUNK SANS CAMISOLE, NI MUSELIÈRE

En nuisette ou en mini-jupe, Il expédie ses lives avec les convulsions d’un épileptique sous camisole. Et pour cause, la musique lui revenant moins chère qu’un suivi psychiatrique, Christophe Clébard en fait au surin.

Son procédé ? Extirper les entrailles d’un synthé pour les poncer à ses cordes vocales, le tout dans une synth punk aussi rêche que bancale. Version neuroleptique de Suicide, le rendu zone à la périphérie de la Triple Alliances Internationale de l’Est, au croisement de Noir Boy Georges et de ASS, le versant techno-broyeuse de Ventre de Biche. Autant de blases qui illustrent le renouveau d’un courant que l’on croyait crouler sous le poids de ses poncifs mais qui ressurgit aujourd’hui à l’interstice de la noise, de la no-wave et de la variété française sous méthadone. Du Punk Nouveau en somme, tout droit issu des scènes françaises, italiennes, belges et dont Christophe Clébard incarne sa plus radicale et difforme déclinaison. Un peu sous la forme d’un dépotoir où s’amoncellent pêle-mêle : reverb, schizophrénie, cul, boîte à rythme pétée, amour filial, coupe au bol, Dieu, mort et honte. Honte, comme le nom de sa sortie agencée le 3 septembre 2019 – co-édité par le label genevois Kakakids – 1000 Balles et Les Albums Claus – et SSS, son dernier-né avorté en février dernier. Deux jalons qui marquent probablement les deux dernières escales de sa fuite en avant. Un trip durant lequel il s’est efforcé d’éructer tout ce qu’il a su faire de mieux de sa vie : la foirer.

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